Etude de cas - Le rôle des COOPEC dans le financement du logement en Côte d'Ivoire

La Côte d’Ivoire est un pays en voie de développement avec une population estimée à 25,08 millions d’habitants en 2018. L’économie Ivoirienne enregistre une des croissances les plus fortes du continent Africain et est perçue comme la plus dynamique de l’UEMOA avec une croissance moyenne de 9,0% depuis 2012. Si le pays se place en bonne position en termes de croissance économique, son bilan en matière d’accès au logement reste relativement faible. Le déficit de logement en Côte d’Ivoire est estimé entre 400 000 et 600 000 unités, dont la moitié dans la capitale économique Abidjan. De nombreux promoteurs privés ont produit des logements économiques et sociaux dans la ville dans le cadre du « programme présidentiel ». Cependant, la production s’est avérée limitée, avec environ 12 000 logements livrés dans ce cadre depuis 2015.

Ce rapport effectue un état des lieux des initiatives existantes en matière de microfinance du logement en Côte d’Ivoire. Mis à part quelques Système Financiers Décentralisés (SFD) tel que l’UNACOOPEC fournissant à la marge des crédits pour la construction et l’amélioration de l’habitat, les initiatives sont ponctuelles. Deux COOPEC, le CREP Microcrédit d’Abengourou et le CEPE-CI, offrent à leurs sociétaires la possibilité d’acquérir des terrains viabilisés en zones rurales. Plutôt que des crédits à l’habitat classiques, ces dispositifs favorisent les paiements échelonnés et montrent la capacité des SFD à fédérer les demandes de leurs membres et à négocier pour leur compte. • Le rôle des « mutuelles » (associations de salariés) dans l’acquisition groupée de logements est également analysé au travers de l’expérience pionnière de l’organisme de microfinance MA2E, qui a facilité l’accès à la propriété de ses membres et financé les crédits en vue des acquisitions. • Le potentiel de la microfinance pour soutenir la production de logement, en particulier social et abordable, est toutefois confirmé par la plupart des acteurs du secteur. Le rapport se conclut ainsi sur la présentation de pistes d’actions immédiates ou futures, pour i) accroitre les possibilités de refinancement des SFD, ii) mettre en place un fonds de garantie pour le secteur informel, iii) internaliser le processus financeur – constructeur et iv) favoriser les garanties par la communauté.

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